Vous avez beau vous répéter que tout va bien, votre corps semble parfois vous dire exactement l’inverse.
Votre cœur s’accélère. Votre respiration change. Vous ressentez une boule dans la gorge ou dans le ventre. Vous anticipez ce qui pourrait mal se passer. Vous analysez énormément de choses et vous avez parfois l’impression de ne jamais réussir à complètement relâcher la pression.
Lorsque ces sensations commencent à prendre beaucoup de place, une question revient souvent :
Quelle thérapie pour anxiété choisir ?
C’est une question importante, parce qu’il n’existe pas une seule façon d’accompagner l’anxiété. Plusieurs approches existent et elles ne répondent pas toutes aux mêmes besoins.
Je suis Candice Devin, psychopraticienne à Chambéry, spécialisée dans l’accompagnement émotionnel et corporel.
L’anxiété est un sujet qui me tient particulièrement à cœur parce qu’au-delà de ce que j’ai appris dans ma pratique, j’ai moi-même connu ce décalage entre ce que l’on sait rationnellement et ce que l’on ressent dans son corps.
Comprendre que nous ne sommes pas réellement en danger ne suffit pas toujours à faire disparaître immédiatement ce que nous ressentons.
C’est aussi ce qui a nourri ma manière d’accompagner aujourd’hui : ne pas travailler uniquement avec les pensées, mais également s’intéresser aux émotions, aux réactions corporelles, aux expériences passées et à ce qui maintient l’état d’alerte.
Dans cet article, je vais donc vous expliquer ce qu’est l’anxiété, quand il peut être intéressant de consulter et quelles thérapies sont aujourd’hui utilisées pour accompagner les difficultés anxieuses.
1. Anxiété : quand devient-elle problématique ?
Avant de rechercher une thérapie pour anxiété, il est important de rappeler que ressentir de l’anxiété n’est pas forcément anormal.
L’anxiété est une réaction humaine.
Avant un examen, un entretien, une décision importante ou une situation inconnue, votre organisme peut se mettre en état d’alerte.
Vous anticipez.
Votre vigilance augmente.
Votre corps se prépare.
Dans certaines situations, cette réaction peut même être utile.
La difficulté apparaît lorsque l’anxiété devient très fréquente, disproportionnée par rapport à la situation ou qu’elle commence à limiter votre quotidien.
Vous pouvez par exemple vous inquiéter constamment de ce qui pourrait arriver.
Avoir du mal à arrêter vos pensées.
Éviter certains lieux ou certaines situations.
Avoir besoin d’être régulièrement rassuré.
Ressentir des manifestations physiques importantes.
Ou avoir l’impression que votre corps est constamment en alerte.
Il existe différents troubles anxieux, qui ne doivent pas être confondus avec le fait de ressentir ponctuellement du stress ou de l’inquiétude.
L’anxiété généralisée, par exemple, se caractérise notamment par des inquiétudes excessives et difficiles à contrôler concernant plusieurs domaines de la vie. Seul un professionnel habilité peut cependant établir le diagnostic d’un trouble anxieux généralisé ou d’un autre trouble anxieux.
L’anxiété peut également parfois atteindre une intensité très forte et prendre la forme d’une crise d’angoisse.
Lorsqu’une montée brutale de peur ou d’inconfort intense s’accompagne de symptômes tels que des palpitations, des tremblements, une sensation d’étouffement, des vertiges ou la peur de perdre le contrôle, il peut notamment s’agir d’une attaque de panique.
Ces sensations peuvent être extrêmement impressionnantes.
Et c’est quelque chose que je trouve important de transmettre : lorsque le corps est en état d’alerte, se répéter simplement « calme-toi » ne suffit pas toujours.
C’est précisément pour cela qu’un accompagnement adapté peut avoir du sens.
2. Quelle thérapie pour anxiété choisir ?

Lorsque vous recherchez une thérapie pour anxiété, vous pouvez rapidement vous retrouver face à énormément d’approches différentes.
Alors, comment savoir laquelle choisir ?
Parmi les prises en charge psychologiques les mieux établies pour de nombreux troubles anxieux, on retrouve notamment la thérapie comportementale et cognitive, plus connue sous le nom de TCC.
Cette approche s’intéresse aux liens entre vos pensées, vos émotions et vos comportements.
Une thérapie cognitive peut notamment vous aider à repérer certaines interprétations anxieuses et à les examiner autrement. C’est ce que l’on retrouve, entre autres, dans le travail de restructuration cognitive.
La dimension de thérapie comportementale s’intéresse davantage à ce que vous faites en réponse à votre anxiété.
Prenons un exemple.
Vous avez peur de prendre les transports.
Vous les évitez.
Sur le moment, votre anxiété diminue.
Votre cerveau apprend alors :
« J’ai évité le métro et il ne m’est rien arrivé. J’ai donc bien fait de l’éviter. »
L’évitement peut ainsi entretenir la peur.
Dans certains cas et avec un cadre adapté, la thérapie d’exposition consiste justement à se confronter progressivement et de manière structurée aux situations redoutées afin de modifier cet apprentissage.
La psychoéducation peut également être très importante : comprendre le fonctionnement de l’anxiété et les mécanismes qui l’entretiennent permet déjà de porter un autre regard sur ce que l’on vit.
D’autres outils peuvent être proposés en complément selon les besoins.
La pleine conscience peut aider certaines personnes à développer une autre relation à leurs pensées et à leurs sensations. Des exercices de relaxation peuvent permettre de travailler sur certains symptômes physiologiques. L’hypnose est également utilisée par certains professionnels comme approche complémentaire, même si elle ne remplace pas nécessairement les traitements de référence lorsqu’un trouble anxieux est diagnostiqué.
Il n’existe donc pas une unique bonne thérapie pour tout le monde.
Le choix dépend de ce que vous vivez, de l’intensité des symptômes, de leur origine, de vos besoins et également de la façon dont vous vous sentez avec le professionnel qui vous accompagne.
3. Pourquoi comprendre son anxiété ne suffit pas toujours à l’apaiser ?
C’est probablement l’une des choses qui m’a le plus marquée dans mon propre cheminement.
On peut comprendre énormément de choses sur soi…
et continuer à ressentir de l’anxiété.
Vous pouvez savoir que votre peur est disproportionnée.
Savoir que vous êtes en sécurité.
Comprendre d’où vient votre réaction.
Et malgré tout, votre cœur s’accélère.
Votre ventre se noue.
Votre respiration change.
Votre cerveau commence à anticiper.
C’est ce décalage qui m’a personnellement amenée à m’intéresser davantage au lien entre le corps, les émotions et nos réactions automatiques.
Parce que l’objectif n’est pas seulement de se demander :
« Pourquoi suis-je anxieux ? »
Il peut également être intéressant d’observer :
« Qu’est-ce qui déclenche mon anxiété ? Que se passe-t-il dans mon corps ? Qu’est-ce que j’anticipe ? Qu’est-ce que je fais pour essayer de me rassurer ou d’éviter cette sensation ? »
Ces questions permettent parfois de découvrir certains mécanismes qui entretiennent l’anxiété.
Prenons quelqu’un qui ressent une sensation inhabituelle dans son corps.
Il pense :
« Et si j’avais quelque chose de grave ? »
Son anxiété augmente.
Son cœur accélère.
Il remarque son cœur.
Il pense :
« Voilà, quelque chose ne va vraiment pas. »
Son anxiété augmente encore.
C’est ainsi qu’un cercle peut progressivement s’installer entre sensations, interprétations et réactions.
Et c’est aussi pour cela que je trouve intéressant de ne pas opposer le mental et le corps.
Ils fonctionnent ensemble.

Dans mon travail de psychopraticienne à Chambéry, je propose justement un accompagnement émotionnel et corporel permettant d’explorer ce qui se joue derrière certaines réactions, avec des outils adaptés à mon champ de pratique.
De mon côté, je ne pose pas de diagnostic et mon accompagnement ne remplace pas un suivi médical ou psychologique lorsqu’il est nécessaire.
Cette distinction est importante pour moi.
Être accompagné, c’est aussi pouvoir être orienté vers le bon professionnel lorsque la situation dépasse le cadre d’un accompagnement.
Si votre anxiété devient très envahissante, vous empêche de travailler, de sortir, de dormir ou d’avoir une vie quotidienne normale, ou si vos symptômes apparaissent brutalement ou vous inquiètent physiquement, il est important d’en parler à un médecin ou à un professionnel de santé mentale.
Et si vous souhaitez plutôt travailler sur votre vécu émotionnel, certains déclencheurs, vos réactions corporelles ou les mécanismes qui se répètent dans votre quotidien, je propose également des accompagnements en cabinet à Chambéry et en visio.
Parce qu’apaiser l’anxiété ne signifie pas forcément chercher à ne plus jamais avoir peur.
Il s’agit aussi d’apprendre progressivement à ne plus laisser la peur décider de toute votre vie.